Au sujet des pensionnats

Du début des années 1830 jusqu’en 1998, des milliers d’enfants des Premières Nations ainsi que des enfants inuits et métis ont été forcés de fréquenter des pensionnats dans le but de les assimiler à la culture dominante. Ces enfants ont souffert de violences psychologiques, corporelles, émotives et spirituelles difficiles à imaginer.

Plus de 150 000 enfants, dont les plus jeunes n’étaient âgés que de quatre ans, ont fréquenté les pensionnats autochtones subventionnés par le gouvernement et administrés par les Églises. On estime que 80 000 Survivants et Survivantes de ces pensionnats sont encore vivants aujourd’hui.

Aujourd’hui, des initiatives sont en cours dans chaque région du pays, dans les villes et les petits villages, sur les réserves et dans les collectivités rurales, éloignées, et isolées. Les cercles de partage, les cercles de guérison, le smudging, les danses du soleil, les potlatchs, les pow-wow et beaucoup d’autres cérémonies et rituels ont été réinstaurés au cours des dernières décennies, offrant une multitude de modèles positifs, non seulement sur le plan de la guérison, mais pour que les gens renouent avec leurs racines culturelles. Renouer avec sa culture permet de restaurer une perspective dynamique à sa vie. Les personnes qui ont un rapport étroit avec leur culture ont une forte conscience de qui elles sont.