Excuses des Églises et du gouvernement du Canada

En 2008, la majorité des Églises qui avaient administré les pensionnats autochtones au Canada s’étaient excusées publiquement pour la négligence, les violences et les souffrances qu’avaient subies les enfants dont elles avaient la charge. La plupart de ces organismes se sont excusés par l’entremise de leur siège social, sauf l’Église catholique qui a laissé ses divers diocèses se charger de faire des excuses.

  • L’Église Unie du Canada (1986)
  • Les missionnaires oblats de Marie-Immaculée (Église catholique) (1991)
  • L’Église anglicane du Canada (1993)
  • L’Église presbytérienne au Canada (1994)
  • Le gouvernement du Canada (2008)
  • L’Église catholique (2009)

En juin 2008, le gouvernement fédéral du Canada s’est aussi excusé de son rôle historique quant au régime des pensionnats. En disant 'nous le regrettons', le premier ministre Stephen Harper a reconnu le rôle du gouvernement du Canada qui, pendant plus d’un siècle, a isolé les enfants autochtones de leur foyer, de leur famille, et de leur culture.

Harper a déclaré que les pensionnats représentaient un sombre chapitre dans l’histoire du Canada et que les politiques qui soutenaient et protégeaient ce régime étaient néfastes et injustes.

Pour les milliers de Survivants et Survivantes qui ont été témoins de cette déclaration partout au Canada, les excuses du gouvernement ont été un événement historique, bien que les réactions aient été mitigées. Les chefs autochtones qui étaient présents à la Chambre des communes pour entendre ces excuses les ont qualifiées d’'un pas dans la bonne direction […] même si la douleur et les cicatrices sont toujours présentes'.

La majorité croit que beaucoup reste à faire. "L’histoire complète des répercussions du régime des pensionnats sur les Autochtones n’a pas encore été écrite", a déclaré Edward John, grand chef du Sommet des Premières Nations, un groupe parapluie de Premières Nations de la Colombie-Britannique.

Survivant des violences, Charlie Thompson a observé les excuses depuis la tribune de la Chambre et s’est dit soulagé d’entendre le premier ministre reconnaître enfin cet horrible passé. "Aujourd’hui, je me sens soulagé. Je me sens bien. Pour moi, c’est un jour historique."